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Duotaku no Sora

Shaman King

Celui qui doit devenir Shaman King doit être celui qui crée un monde où l’on peut réaliser ses rêves…

Manta

SHAMAN KING © SHUEISHA Inc. 1998-2018/ Kōdansha Ltd. 2018/ Kana 2000 Tous droits réservés.

SHAMAN KING © SHUEISHA Inc. 1998-2018/ Kōdansha Ltd. 2018/ Kana 2000 Tous droits réservés.

Genre :
Shônen
Auteur :
TAKEI Hiroyuki
Tomes :
32 Tomes [Édition originale/ Tomes simples (JP/ FR)] (Terminé)
27 Tomes [Édition Kang Zeng Bang (JP)] (Terminé)
35 Tomes [Édition 20e Anniversaire (JP)] (Terminé)
17 Tomes [Star Edition/ Tomes doubles (FR)] (Terminé)

Magazine de prépublication : 
Weekly Shônen JUMP (1997 > 2004)
Éditeur français : 
Kana (2000) [Édition simple]
Kana (2020) [Star Edition]

Manta est un jeune lycéen qui voue sa vie aux études et n'a pas d'amis. Alors qu'il décide de couper par le cimetière pour aller à ses cours du soir, il tombe sur un étrange garçon entouré de fantômes. Effrayé, Manta fuit, mais le lendemain il découvre que le garçon rencontré la veille est un de ses nouveaux camarades de classe.
Le jeune homme appelé Yoh lui avoue alors être un shaman qui va participer au Shaman Fight, un tournoi ancestral ayant lieu tous les 500 ans qui décidera de l'avenir du monde en désignant le nouveau Shaman King !

Le shônen spirituel

SHAMAN KING © SHUEISHA Inc. 1998-2018/ Kōdansha Ltd. 2018 Tous droits réservés.

L'histoire commence donc comme un shônen typique avec un protagoniste lambda qui rencontrera notre héros aux pouvoirs surnaturels. La première partie est surtout faite de petites histoires indépendantes permettant de découvrir l'univers et le fonctionnement des pouvoirs des shamans qui peuvent fusionner avec les fantômes afin d'utiliser leurs capacités pour combattre. Yoh accompagné de son nouvel ami Manta va donc s'en servir pour tenter d'aider certaines personnes en conflit avec divers fantômes.

Le manga démarrera vraiment à partir de l'intronisation au fameux Shaman Fight, Yoh devra affronter divers adversaires afin de se qualifier pour le tournoi. Cette partie peut paraître à priori assez anecdotique mais elle permet néanmoins de placer certains enjeux et de présenter la future galerie de personnages avec des histoires à la fois drôles mais aussi touchantes par moment et des combats qui ne manquent pas de piquant.

Une fois cela fait, la principale intrigue du manga démarre au tome 10 avec l'introduction de tous les qualifiés pour le Shaman Fight. Et là on apprend avec cruauté ce que cela signifie. Le Shaman Fight désignera le nouveau roi de ce monde, ainsi le but est uniquement de gagner, et pour cela il faudra être prêt à mettre sa vie en jeu. Le tournoi n'est qu'un prétexte, les règlements de compte se faisant en réalité en dehors du ring, occasionnant maintes alliances et retournements de situations incongrus. Le manga a pour qualité à ce moment-là de sortir des sentiers battus, mais on sent qu'il finit par s'essouffler à mesure que l'on approche de la conclusion. Une conclusion que l'on devra attendre plusieurs années d'ailleurs, le manga ayant vu sa publication stoppée soudainement par le JUMP juste avant son arc final, Takei ayant préféré laisser le manga en suspend pour tenter de le reprendre plus tard plutôt que d'offrir une fin précipitée à ses fans.

Ainsi il tiendra sa promesse et ressortira son manga en Perfect Edition (Kang Zeng Bang au Japon/ Star Edition en France) quatre ans plus tard avec une véritable fin qui, bien que faite dans la limite de pages qu'on lui a donné, vient apporter une véritable conclusion à une œuvre qui finissait sur un cliffhanger encore une fois déstabilisant. 
Néanmoins cette fin ne sera pas différente en cela puisque là encore Takei se refuse à suivre  les codes et offre une conclusion qui en aura souvent divisée voir carrément déçue plus d'un. Il faut dire que personne n'aurait pu s'attendre à ça, clairement. Pour ma part j'ai longtemps été dubitative, mais après avoir relu le manga dans son entièreté et avec du recul, si la forme n'est pas parfaite, je trouve le fond de l'œuvre et ses messages respectés, offrant donc une conclusion raccord à un manga qui a fait de son originalité sa force.

Des consciences éveillées

SHAMAN KING © SHUEISHA Inc. 1998-2018/ Kana 2005 Tous droits réservés.

Notre groupe de héros cependant suit un schéma plutôt classique :

Yoh et Amidamaru : Yoh est un jeune homme nonchalant qui trouve son bonheur en dormant et flânant et qui rêve de de devenir Shaman King pour pouvoir mener une vie tranquille, mais qui cache malgré tout de grandes convictions et beaucoup de volonté. Son fantôme est Amidamaru, un ancien samouraï très sympathique et au code d'honneur strict.
Bon Yoh est peut-être la seule exception puisqu'il est carrément aux antipodes du héros de shônen habituel. Mou, sans grandes ambitions autre que de se la couler douce, et peu enclin à s'entraîner jusqu'à l'épuisement, il n'a rien d'un héros et le sait. Néanmoins sous ses airs peu investi, Yoh est épris d'un fort sentiment de justice et d'une sagesse vénérable pour son jeune âge. Il fait les choses à son rythme mais les fait bien. Honnêtement Yoh peut décontenancer au début mais je trouve que c'est un personnage qui inspire beaucoup de respect au final, avec une attitude et des valeurs exemplaires, surtout pour son jeune âge. Un héros original et vraiment un bon modèle.

Ren et Bason : Ren est un jeune garçon issu de la grande famille de shamans Tao. Il est très hautain et a mauvais caractère, il est persuadé qu'il doit écraser tout le monde par la force afin d'asseoir sa supériorité. Son fantôme est Bason, un ancien grand guerrier qui est dévoué à son maître et sa famille.
Bon Ren c'est le stéréotype du rival méchant et solitaire qui va changer au contact de ses premiers amis. Un personnage assez efficace donc qui est quand même assez classe et plutôt marrant avec sa manière de démarrer au quart de tour.

Horohoro et Kororo : Horohoro est un garçon shaman qui vient de la tribu nordique des Ainu en harmonie avec la nature. Il est un peu idiot et à tendance à foncer tête baissée mais c'est quelqu'un qui chérit énormément ses amis et qui ne manque pas de cran et de volonté. Son fantôme est Kororo, un petit esprit de la nature tout mimi.
Horohoro c'est donc le bon pote, un peu idiot, mais qui met l'ambiance et défend de belles valeurs. Personnellement c'est un de mes personnages préférés, on s'y attache presque immédiatement !

Ryû et Tokageroh : "Ryû au Sabre de Bois (Bokutou no Ryû)" est un chef de gang à l'allure excentrique avec sa banane qui cache néanmoins un grand cœur et est plutôt débrouillard. Il a vécu une sale vie et rêve de trouver son "Best Place" avec la femme de sa vie pour y couler des jours heureux. Son fantôme est Tokageroh, un ancien voleur cupide sans foi ni loi.
Un grand gaillard en marge qui se révélera être un excellent compagnon et aussi l'élément comique du manga avec ses coupes de cheveux et sa personnalité assez hors norme. Pas forcément très utile mais assez attachant malgré tout.

Faust VIII et Elisa : Faust 8ème du nom est un ancien médecin ayant plongé dans la nécromancie suite à la mort de l'amour de sa vie qui l'accompagne désormais en tant que fantôme, Elisa. Sous son air calme et accueillant se cache en réalité un homme pas méchant mais sans grande considération pour ses semblables.
Un homme à l'apparence très austère et aux allures de savant fou qui peut faire pas mal flipper mais qui demeure très original, dommage qu'il n'ait pas été plus mis à profit, se contentant de devenir le soigneur du groupe par la suite.

Lyserg et Morphin : Lyserg est un shaman anglais qui souhaite suivre les traces de son père en devenant détective privé afin de retrouver le meurtrier de ses parents. Avec sa personnalité sensible et son apparence fragile, il est souvent pris pour une jeune fille mais c'est un garçon épris de vengeance qui n'hésitera pas à aller droit au but pour parvenir à son objectif. Son fantôme est Morphin, une petite fée discrète.
Ah Lyserg, qu'est-ce que j'ai détesté ce personnage... C'est le genre de gars qui veut se la jouer gentil alors qu'en fait c'est au choix le plus gros naïf de l'univers ou bien le plus gros enfoiré du Shaman Fight parce qu'il n'assume pas ses choix. Bref, un personnage que j'ai trouve plus exaspérant qu'autre chose bien que son développement soit assez intéressant dans le fond.

Chocolove et Mick : Chocolove est un afro-américain qui s'improvise humoriste et est un peu envahissant mais néanmoins plein de bonnes intentions. Sous ses airs frivoles, c'est quelqu'un qui sait jauger une situation et se révèle être un très bon combattant. Son fantôme est Mick, un jaguar enjoué et fidèle.
Difficile de juger Chocolove qui je trouve est peut-être introduit un peu trop tard dans le manga, personnellement j'ai toujours eu du mal à le sentir réellement intégré au groupe en fait, sans compter ses "blagues" assez incompréhensibles... Non pas que je ne l'aime pas mais je ne sais pas, pour moi il fait un peu tâche au final, bien qu'il soit un bon personnage à la base...

Il y a énormément de personnages secondaires comme l'intraitable itako Anna, la timide apprentie Tamao ou bien évidemment Manta dont je n'ai pas plus parlé ici car il sera malheureusement vite relégué au rang de mascotte plus que de personnage (en plus d'être assez fatigant...). Ces personnages seront tous introduit dans un but précis, les rendant assez intéressant à suivre.
On pourra aussi parler des Paches, les organisateurs du Shaman Fight aux influences amérindiennes et qui puent la classe tous autant qu'ils sont, on ne sait jamais trop si ils sont alliés ou ennemis, de quoi les rendre assez intriguant en plus d'être généralement très drôles à côté de ça.
Et on n'oubliera pas tous les antagonistes comme les X-LAWS, un groupe de militaires religieux un peu trop extrémistes, Gandhara, les bouddhistes pacifiques aux pouvoirs mystiques et bien entendu le grand antagoniste principal Hao, un ennemi à la fois cruel et mélancolique dont l'air détaché nous le rend cependant assez rapidement sympathique (c'est personnellement mon personnage préféré !). Dommage que la fin de son développement ne soit pas à la hauteur du personnage cependant...

Des personnages qui sont dans l'ensemble très variés et charismatiques, malgré un groupe de héros plutôt convenu c'est vrai. Cependant leur trop grand nombre fera que beaucoup n'auront pas le temps d'apparition qu'ils méritent (comme en témoignent les nombreux spin-off sur les personnages qui ont suivi) et ne resteront qu'anecdotiques. Je pense notamment aux alliés de Hao dont on ne sait pour ainsi dire presque rien au final, ou même tout simplement certains des héros dont le développement est assez inégal pour chacun d'eux. De même Yoh évoluera sur le tard, de quoi faire lâcher les plus impatients.

Une bataille d'idéaux

Shaman King est un manga qui se démarquera par plusieurs aspects.

Déjà par ses nombreuses éditions ! 
Le manga original paru de 1998 à 2005 faisait donc 32 tomes avec une fin laissée en suspend. C'est cette édition qui paraîtra chez nous en 2000, nous laissant donc pendant de longues années avec une fin inachevée. En 2008, l'éditeur japonais Shueisha annonce la ressortie du manga en édition Kang Zeng Bang (l'équivalent d'une Perfect Edition) en 27 tomes comprenant de nouvelles couvertures, des planches retravaillées par l'auteur et surtout de nouveaux chapitres faisant office de conclusion officielle pour l'œuvre ! Toujours rien en France à ce stade, la licence n'étant plus assez rentable désormais, mais la chance nous sourira en 2018 à l'occasion du 20e anniversaire de la licence. L'éditeur japonais Kôdansha récupère les droits de la série et sort l'édition 20e anniversaire, une nouvelle édition digitale puis physique de l'édition Kang Zeng Bang en 35 tomes cette fois-ci avec pour seule différence les couvertures originales du manga redessinées par l'auteur. La machine est lancée, les promotions autour du manga se multiplient au Japon et en 2020, Kana se décide à ressortir en France une des anciennes œuvres phare de son catalogue en annonçant Shaman King Star Edition, une réédition du manga en 17 tomes doubles basée sur l'édition 20e anniversaire japonaise.
Si l'on peut se réjouir d'avoir nous aussi enfin droit à la conclusion tant attendue durant toutes ces années, on regrettera cependant une réédition plutôt simple de la part de Kana, celle-ci se basant sur l'édition française originale afin que les lecteurs ne souhaitant se procurer que le dernier tome avec la nouvelle fin puisse avoir une collection harmonisée (notons que Kana a eu la bonne idée de sortir ce dernier tome en même temps que le tome 1 de la réédition afin que les lecteurs n'aient pas à attendre des années pour pouvoir se le procurer !). Un choix honnête et compréhensible de la part de Kana mais tout de même un peu frustrant puisque cette "Perfect Edition" n'aura rien de différent d'une édition double classique au final, si ce n'est le lettrage et les planches retravaillées par l'auteur. Alors oui, on peut saluer les couvertures recto-verso (chacune correspondant à l'un des 2 tomes du livre en question) et la frise de personnages sur la tranche qui rend super bien dans une bibliothèque mais on reste malgré tout sur un petit format peu pratique pour des tomes double et du papier de qualité moyenne comme souvent chez cet éditeur, sans compter que cette nouvelle édition ne conservera même pas les effets de brillance des couvertures de l'édition française originale (à ce compte-là j'aurai du coup préféré avoir les nouvelles couvertures de l'édition japonaise Kang Zeng Bang 2008 qui sont sublimes) et que les nouveaux spin-off sortis par la suite bénéficieront eux d'une édition complètement différente et bien plus travaillée par contre !

SHAMAN KING © SHUEISHA Inc. 1998-2018/ Kōdansha Ltd. 2018/ Kana 2000 Tous droits réservés.

Mais soit, revenons-en maintenant au manga en lui-même qui se démarquera donc notamment par ses dessins, d'abord bien plus inspirés des bandes dessinées et cartoon occidentaux avec ses formes très carrées, ses contours très appuyés, ses physionomies très caricaturales et ses expressions surjouées. Le dessin évoluera au fil des tomes néanmoins, empruntant définitivement un aspect plus manga avec des traits très fins et des détails moins présents en nombre dans les décors. Le trait restera singulier mais se fondera plus parmi les autres œuvres shônen japonaises désormais.

SHAMAN KING © SHUEISHA Inc. 1998-2018/ Kōdansha Ltd. 2018/ Kana 2000 Tous droits réservés.

Ensuite par sa thématique, à savoir celle du chamanisme, quelque chose d'assez inédit dans le genre même encore aujourd'hui. Et c'est principalement son thème qui fera de Shaman King ce qu'il est et lui permettra d'être un shônen pas comme les autres. En effet, on se rend vite compte à travers les combats que le but de Takei n'est pas tant de nous montrer un shônen de bastons mais plus un état d'esprit, ne serait-ce que par Yoh qui n'aime pas franchement se battre et rêve d'un monde tranquille où tout le monde pourrait vivre sereinement et en harmonie. En "harmonie" étant bien le mot juste, Shaman King, avant de parler d'enfants qui se battent pour devenir le Roi, parle de différentes âmes en peine qui errent pour chercher à se créer un chemin de vie. Être Shaman King se révèle donc être un mode de pensée avant d'être un titre, c'est ce que démontre l'antagoniste Hao qui, comme beaucoup de méchants caricaturaux, souhaite simplement détruire le monde. Sauf qu'il le fait car il a ses propres raisons cette fois-ci, basées sur sa propre vie, et pas simplement pour être le plus fort ou le plus méchant. Le Shaman Fight en lui-même vient encore traduire cette idée puisque qu'on se rend bien vite compte qu'il n'est qu'un prétexte pour réunir différents shamans qui règleront leurs comptes, non pas sur le ring mais en dehors, le but n'étant pas d'être fair-play mais de défendre ses idées quitte à éliminer les menaces hors tournoi afin qu'elles ne puissent pas les empêcher de créer le nouveau monde qu'ils désirent tant.

Ainsi, on peut saluer Takei pour avoir tout fait pour conserver jusqu'au bout l'essence de son manga qu'il a cherché à préserver du chemin shônenesque que le JUMP a tenté de lui faire prendre à de nombreuses reprises, d'abord avec un premier arc plus tranche de vie, un second arc virant rapidement dans le shônen plus classique avant de finalement rapidement changer de direction dans un dernier arc plutôt anti-JUMP avec des dialogues primant sur les combats qui eux se révèleront assez violent lorsqu'ils sont mis en scène. Mais à cause de ses différences de vision, on comprend assez vite que le manga a du mal à savoir comment se développer, comme on peut le remarquer par le développement assez aléatoire des personnages mais surtout par la cadence assez mal dosée de l'œuvre d'une manière globale. Il y a des chapitres où il peut se passer des choses déterminantes pour le scénario qui se retrouvent noyées au milieu de trucs complètement anodins (la fameuse scène où Yoh prend un café avec Hao par exemple), ou bien des scènes de vie quotidienne très tranquilles qui débouchent subitement sur un des plus gros combats de l'œuvre. Ainsi la cadence de Shaman King est très perturbante dans son ensemble, on ne sait jamais trop où situer le climax et les scènes humoristiques (un peu trop exagérées) et tranche de vie (très bien écrites mais peut-être trop nombreuses) bouffent une bonne moitié du manga alors qu'à côté de ça on a des combats assez sanglant, voir choquant car sans pitié et très fatalistes pour un shônen adolescent.

Tout cela est donc ce qui fera donc la force mais aussi la faiblesse de l'œuvre à mon sens.

À l'âme intacte

SHAMAN KING © Hiroyuki TAKEI 1998-2021 Tous droits réservés.

Shaman King est donc un shônen plus que singulier, définitivement unique en son genre.

Si il fait semblant d'être dans les clous avec des stéréotypes de personnages très caricaturaux et une intrigue ultra shônenesque avec un héros lambda qui cherche à atteindre un but héroïque, il change bien vite de direction de par ses multiples influences, son ton ésotérique et ses affrontements sans pitié cachant en réalité un univers très gris basé sur des convictions et idéaux propres à chacun.

Un manga avec lequel on ne sait jamais trop sur quel pied danser mais qui le rend de cette manière fort envoûtant.

Points Positifs Points Négatifs
 Un shônen qui sort des codes  Un rythme assez déstabilisant
 Le thème du chamanisme qui se ressent dans l'essence de l'œuvre  Des personnages trop nombreux et donc parfois sous-exploités
 Des dessins originaux et de plus en plus beaux  La fin d'abord inachevée puis au final plutôt inorthodoxe

 

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