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Duotaku no Sora

BAKUMAN.

Fais équipe avec moi et devenons mangakas !

Takagi Akito

Bakuman. © SHUEISHA Inc. 2008-2012/ Kana 2010-2014 Tous droits réservés.

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Genre :
Shônen

Scénariste :
OHBA Tsugumi (Death Note, Platinum End)
Dessinateur :
OBATA Takeshi (Death Note, Platinum End)
Tomes :
20 (Terminé)
Magazine de prépublication : 
Weekly Shônen JUMP (Août 2008 > Avril 2012)
Éditeur français : 
Kana (2010)

 

Mashiro Moritaka est un collégien qui se préoccupe peu de son avenir, trouvant le monde ennuyeux. Amoureux d'une fille inaccessible pour lui, il se contente de vivre sachant d'avance que son avenir sera à l'image de son présent. Néanmoins un beau jour, Takagi Akito, un de ses camarades, va lui proposer de devenir mangaka. Mashiro s'occuperait du dessin et Takagi du scénario.

Peu intéressé, Mashiro va cependant rapidement changer d'avis lorsqu'Azuki Miho, la fille qu'il aime, se retrouve impliquée, celle-ci souhaitant devenir seiyû et espérant donc pouvoir jouer dans l'un des possibles animes tiré de leur œuvre.
Ainsi Mashiro va lui faire la promesse de devenir avec Takagi les meilleurs mangakas du Japon et d'obtenir un anime avec un rôle pour elle. Une fois leur rêve réalisé, ils se marieront.

Au sein de la création des mangas

"Weekly Shônen JUMP". Si le terme vous est familier, vous êtes sans aucun doute au courant de la manière dont les mangas sont créés. Pour les non-initiés, le Weekly Shônen JUMP (ou plus simplement le JUMP) est un magazine de prépublication japonais où bon nombre d'œuvres voient le jour, ces œuvres sont comme vous vous en doutez des mangas.

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Le magazine publie donc chaque semaine les chapitres des divers titres du catalogue qui plus tard seront compilés sous formes de tomes. Et c'est en recueillant les avis des lecteurs que la série perdure puisque c'est eux qui envoient leur vote pour classement des meilleurs chapitres de la semaine, et c'est ce même classement qui viendra sceller le destin d'une œuvre. Un système auquel se soustrait chaque mangaka souhaitant proposer une histoire dans le magazine de prépublication. Si je vous parle ici du JUMP, c'est non seulement en raison des titres cultes qu'il a fait naître : Dragon Ball, ONE PIECE, Slam Dunk, NARUTO, My Hero Academia, Death Note ou même BLEACH sont juste quelques exemples des titres phares ayant traversé le magazine à une période donnée où qui à l'heure où j'écris ces lignes sont encore en cours de publication, mais c'est aussi surtout par rapport au titre que nous allons aborder aujourd'hui puisqu'il est, vous le verrez, étroitement lié au magazine.

Ainsi donc, si pour nous occidentaux pouvons acheter le tome d'une œuvre qui nous plaît sans trop nous poser de questions, au Japon c'est sans compter sur le dur travail des auteurs qui prennent part à la compétition dans ces magazines où la concurrence est souvent rude et sans pitié, nous amenant enfin à notre titre d'aujourd'hui, réalisé par les auteurs de Death Note, j'ai nommé BAKUMAN..

BAKUMAN. conte donc l'histoire de Mashiro, un collégien lambda qui adore dessiner, et Takagi, un camarade de sa classe qui rêve d'écrire toutes sortes d'histoires. Takagi propose alors à Mashiro de devenir mangakas ensemble. Mashiro, qui a toujours été amoureux de sa camarade Azuki, décide de suivre Takagi lorsqu'il apprend que celle-ci souhaite devenir seiyû et prie pour obtenir un rôle dans un hypothétique anime tiré de leur future œuvre, chose qui marquerait la concrétisation de leur rêve à tous. Mashiro promet à Azuki de devenir le mangaka numéro 1 avec Takagi et de se marier avec elle le jour où ils obtiendront leur propre anime.

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Si vous connaissez Death Note, l'histoire à ses débuts semble similaire puisque les deux œuvres débutent avec un héros trouvant son monde terne. Cependant l'introduction mise à part, BAKUMAN. changera rapidement de cap mais tout en gardant un esprit shônen. Car là où Death Note proposait une lutte psychologique et idéaliste, BAKUMAN. lui montrera le dur parcours du combattant pour devenir mangaka où le dépassement de soi est plus que de mise. Et malgré une trame à priori simpliste, le titre deviendra rapidement captivant avec des premiers tomes montrant les composantes essentielles de la création d'un manga tels que les nemus (les ébauches de chapitres), indispensables à montrer aux éditeurs avant de pouvoir s'attaquer à la réalisation des planches (les pages définitives), mais aussi les entretiens avec les éditeurs ou encore les fameuses réunions éditoriales où sont décidés le destin des œuvres en cours.

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En soi, une première partie introductive mais qui n'est que le prélude d'une histoire au grand potentiel qui se dévoilera au fur et à mesure des tomes, en proposant de multiples rebondissements plus ou moins inattendus mais aussi en faisant intervenir de nombreux personnages avec des arcs s'attardant sur chacun d'eux. En soi, on y retrouve toutes les composantes du shônen tel que le rêve à réaliser (le mariage et l'adaptation en anime), les obstacles se dressant devant nos héros (les divers mangakas et le classement des lecteurs dans lequel Takagi et Mashiro chercheront toujours à se hisser à la meilleure des places), diverses péripéties par rapport aux différents personnages mais le tout se focalisant toujours sur des auteurs cherchant tout simplement à réaliser le meilleur manga possible. Néanmoins bien que l'histoire demeure très bonne, elle possèdera parfois quelques longueurs avec quelques arcs moins passionnants que d'autres, bien que les thématiques demeurent intéressantes malgré tout. L'arc final est lui aussi assez exagéré en soi en tentant d'offrir un ultime rebondissement mais qui est de trop à mon sens, et la fin est pour ainsi dire expédiée, ce qui est regrettable au vu de tout le chemin parcouru pour pour y arriver.

Mangakas à l'honneur, Seiyû en retrait

Concernant les personnages, il seront nombreux et peuvent se présenter sous deux catégories.

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La première concerne les mangakas, dont Takagi et Mashiro en seront les acteurs principaux. Ainsi Mashiro va vouer sa vie au dessin et formera un duo inégalable avec Takagi (qu'il surnommera Shûjin), un personnage motivé et déterminé donnant tout ce qu'il a la plupart du temps, bien que sa romance avec Azuki soit très fleur bleue. Si Mashiro se révèle être un personnage assez têtu par moment, c'est tout le contraire de Takagi, son camarade qui va le pousser à devenir mangaka. Takagi est l'opposé de Mashiro (qu'il surnommera Saiko) : vif d'esprit et surtout très analyste, c'est aussi un jeune homme qui plaît aux filles sans le vouloir. Des capacités qui se retourneront parfois contre lui, néanmoins il reste un personnage très expressif et sera souvent un des ressorts humoristiques du manga. Un personnage complémentaire et qui sera souvent mis en valeur lors des moments clés.

Outre le duo, on aura Eiji que l'on pourrait comparer à ODA Eiichirô puisque son manga phare "Crow" sera la star du JUMP. Eiji sera un passionné de mangas, ne cessant jamais de dessiner, criant des onomatopées de mangas, un rival perpétuel dans une lutte incessante contre le duo Ashirogi Muto – pseudonyme de Takagi et Mashiro -, et en réalité un personnage plus fin qu'il n'y paraît. Je citerai également le duo Aoki-Nagai, Aoki est une jeune femme assez fière qui sera très froide de prime abord, rejetant la faute sur les autres, néanmoins avec l'aide d'un nouvel éditeur qui la poussera à s'intéresser au comportement de Takagi, elle sera amenée à rencontrer d'autres personnes qui la feront évoluer petit à petit. Un personnage bien plus poussé qu'il n'y paraîtra et qui deviendra réellement attachant, contrastant totalement avec Nakai... Nakai est un assistant travaillant d'abord principalement sur "Crow", néanmoins il se retrouvera à travailler avec Aoki sur laquelle il misera toute sa carrière... Cependant avec son penchant pour les jeunes femmes, Nakai deviendra un personnage de plus en plus détestable, causant de nombreux problèmes où qu'il aille malgré son style de dessin inégalable. Un homme au développement régressif et qui finira par devenir plus pénible qu'autre chose ou qui au mieux ne fera qu'attirer la pitié, l'avis dépendant de chacun.

Enfin comment ne pas citer Hiramaru ? Hiramaru est un salaryman ordinaire qui du jour au lendemain va décider de réaliser un manga et vite devenir un génie en son genre à l'aide de "Rakko 11", un titre suivant les péripéties d'un homme loutre en costard cravate. Hiramaru est un personnage naïf qui va croire tout ce que lui dira son éditeur, le poussant à dessiner semaine après semaine malgré son envie de tout plaquer. Hiramaru sera donc un personnage plus qu'hilarant en raison de ses réactions excessives ou de son développement travaillé qui sera amplement mérité pour cet homme qui aura tout abandonné pour le manga. Un des meilleurs personnages de l'œuvre ! Bien sûr, il y en aura bien d'autres comme Fukuda qui n'hésitera jamais à s'opposer à sa hiérarchie, ou Nanamine qui sera cependant sans réel relief,ne subissant aucune évolution et n'ayant même pas de véritable conclusion d'ailleurs ? Ainsi de nombreux personnages mais qui chercheront tous à lutter au sein du JUMP avec leurs œuvres !

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Après les mangakas, il est temps de citer les éditeurs. Et comment ne pas parler d'Hattori ? Hattori Akira sera le premier éditeur à rencontrer notre duo et sera rapidement impressionné par les compétences de ces deux jeunes débutants, les poussant souvent à donner le meilleur d'eux même. Un des éditeurs phares et qui bien que peu mis en scène saura l'être aux bons moments, un superbe personnage ! Dans les éditeurs inégalables, je citerai également Yoshida, l'éditeur d'Hiramaru qui poussera toujours son auteur à aller de plus en plus loin quitte à lui faire croire n'importe quoi où le faire souscrire à des prêts douteux afin de le pousser à perpétuer sa carrière pour pouvoir rembourser ses crédits. Malgré tout, il sera aussi toujours présent pour lui, tout comme il sera un bon analyste pour déterminer quel manga est bon ou non, un bon personnage donc et dont les interactions avec Hiramaru seront toujours hors normes ! Bien d'autres éditeurs seront présents comme Miura, un éditeur débutant qui cherchera longuement à imposer son avis avant d'être poussé à se remettre en question afin de devenir un meilleur éditeur, ou Hattori Yûjirô, l'éditeur d'Eiji qui aura bien du mal à ses débuts à gérer son auteur. Ou tout simplement le directeur éditorial du Weekly Shônen JUMP dont le jugement sera impitoyable mais dont les décisions seront toujours marquantes.

Enfin on aura Kaya, la copine de Takagi qui sera toujours présente et des plus enthousiaste quand il s'agira de soutenir ou aider notre duo principal. Il est cependant dommage que sa présence s'atténue en même temps que son importance au fil de l'œuvre, Kaya étant par la suite simplement reléguée au statut de femme de Takagi qui fait le ménage à la maison... Et je n'oublierai pas de parler d'Azuki qui n'est pas moins que l'héroïne du manga puisqu'il s'agira après tout du leitmotiv de Mashiro pour faire de son manga un hit qui lui permettra de tenir sa promesse et enfin se marier avec elle. Vous l'aurez compris, le rôle du personnage est tout aussi important que celui de Mashiro et Takagi... mais sera pourtant réduit à néant puisqu'on verra très peu Azuki. La faute principalement au fait que le couple entretient une relation à distance, en résulte donc une romance à la japonaise où les disputes seront rares, les promesses d'un amour éternel très TRÈS nombreuses et où chaque retrouvailles seront un mini évènement en soi. Leurs dialogues là aussi seront très fleurs bleues, et concernant le métier de seiyû en lui-même, il sera là aussi peu exploité.

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Quelques difficultés du métier seront brièvement visibles dans les premiers tomes, notamment la suggestion de photos en maillot de bain afin d'accroître sa popularité... Bref des caractéristiques plus liées au physique de la jeune femme qu'à ses compétences vocales. Mais outre cet interlude, la jeune femme sera très effacée, tout comme sa relation avec Mashiro qui sera au final très superficielle et très niaise mais qui d'un point de vue japonais sera l'équivalent d'une romance idéale. En somme Azuki est une jeune fille mignonne, ne vivant principalement qu'à travers la relation qu'elle entretient avec Mashiro, et dont la personnalité ne nous sera montrée qu'à la toute fin de l'œuvre. Une jeune fille avec du potentiel mais qui comme Misa (Death Note) et Saki (Platinum End) demeure finalement très effacée.

Un style plus diversifié auquel se mêle de nombreuses thématiques

Au niveau du dessin, l'œuvre est évidemment de très bonne qualité, Obata se démène toujours autant pour proposer des dessins plus classiques, notamment au niveau des designs mais qui parviennent malgré tout à refléter le caractère des personnages. Ainsi si Eiji aura un style plus négligé, ce ne sera pas le cas du design de Mashiro qui sera plus soigné, ou celui d'Aoki qui sera plus propret. Bref de nombreux chara designs qui évolueront au fil du temps puisque ce ne sera pas moins d'une décennie qui se déroulera dans le manga. Et bien que les combats entre auteurs se feront à base d'œuvres, Obata parviendra à donner toute l'énergie des différents auteurs à travers des planches d'où se dégagent toute l'intensité du dessin. Le découpage par ailleurs bien que classique saura lui aussi parfaitement transposer les différents moments de l'aventure, utilisant de manière astucieuse les doubles pages pour capter certaines émotions ou encore des moments phares. De plus, si la composition demeure assez classique, le style du dessinateur évoluera tout autant pour illustrer les nombreuses histoires présentes au sein de l'œuvre, que ce soit "Crow", le manga star du JUMP, ou "Rakko 11", bien plus excentrique et moins soigné, ou le shôjo "Hideout Door", oscillant vers le fantastique. Bref de nombreuses œuvres seront présentes, certaines donnant même envie d'en lire plus qu'un bref extrait. De plus, pour bien apercevoir la différence entre nemus et planches, chaque chapitre sera constitué d'un extrait du chapitre en nemu aussi bien de la part du scénariste que du dessinateur, un point instructif et plus que sympathique au vu du corps de l'œuvre. 

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Sachez aussi que le titre se focalisera principalement du côté des auteurs de mangas. Le travail d'édition, notamment celui du JUMP, sera ainsi mis de côté, bien que le métier d'éditeur sera rapidement survolé puisqu'on verra divers éditeurs mais sans trop s'attarder sur leurs tâches au sein de l'entreprise. Il en est de même pour le métier de seiyû, brièvement abordé lors du climax de l'histoire mais qui demeurera malgré tout assez peu détaillé au final. Cela mis à part, le travail et les diverses thématiques autour du métier de mangaka seront longuement décortiquées, que ce soit la difficulté pour entrer dans ce milieu, le combat quotidien pour livrer chaque chapitre en temps et en heure, ou tout simplement la quasi impossibilité à vivre une vie "ordinaire" où l'on peut par exemple partir en vacances (une anecdote parmi tant d'autres dans l'œuvre). En somme de nombreux aspects sont abordés, et ce, même les moins reluisants..

On pourra voir par exemple l'impact qu'un tel métier a sur la santé des auteurs qui négligent leur bien être en raison des conditions de travail quasi insoutenables, ou bien encore le renvoi de certains mangakas par le magazine car leurs travaux ne sont plus en concordance avec l'entreprise, un thème ici abordé au sein d'un arc intéressant mais qui malheureusement sert à bien peu de chose pour l'histoire principale. La relation éditeur-auteur sera également abordée, là encore pour le meilleur comme pour le pire. En somme ce ne sont pas les thèmes qui manquent tout au long du titre.

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Ces nombreuses thématiques, à défaut d'être exhaustives, méritent d'être saluées au vu du travail de mangaka qui demeure bien abordé et montre bien les conditions réelles du métier puisque les nombreux témoignages s'accordent pour dire que mangaka est un métier difficile où l'on évolue dans un univers impitoyable où seul une poignée peuvent vivre de leur passion.

Le manga 100% JUMP

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Ainsi BAKUMAN. est un très bon manga qui à mon sens est même plus intéressant que le cultissime Death Note des mêmes auteurs. Tout en reprenant les codes du shônen, il parvient à les modifier pour proposer, à l'instar de son prédécesseur, un manga marginal tout en collant parfaitement aux codes du Weekly Shônen JUMP.

Et bien qu'il possède quelques longueurs, en particulier sur sa fin, il n'en reste pas moins un titre haletant et au rythme soutenu mêlant aussi bien le slice of life que le shônen avec une lutte incessante entre rivaux travaillant au sein du même magazine, soit le porte étendard mondial du manga qu'est le JUMP. Un titre qui nous donne donc un léger aperçu du dur métier de mangaka et qui demeure une de mes œuvres favorites du duo Ohba-Obata, à lire !

Points Positifs  Points Négatifs
 Un manga avec un scénario prenant qui utilise les codes du shônen pour expliquer la création d'un manga  Quelques arcs moins passionnants et quelques longueurs sur la fin
 Hiramaru et les nombreux autres personnages attachants  La romance sous-exploitée, tout comme le personnage d'Azuki
 Les nombreuses oeuvres fictives des héros et les références à de nombreux titres connus  À quand le manga "PCP" dans notre réalité ? 

 

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